Laure Barachin dans l'anthologie des littératures francophones
Merci à Brahim Saci, poète, écrivain et journaliste, pour ses mots dans l'Anthologie des littératures francophones publiée par le Conseil international de la langue française (CILF):
🔷 "Son œuvre, composée de sept romans, se distingue par un style lyrique et lucide, ancré dans un réalisme social et politique exigeant.
Laure Barachin explore des thématiques mémorielles et sociétales fortes : la Seconde Guerre mondiale, la ségrégation aux États‑Unis, la quête des origines, la condition féminine et les violences faites aux enfants. Ses récits — de Un été en terre catalane (2016) à Les Enfants du mal (2021) — dessinent des figures de femmes qui affrontent le destin, tout en portant une réflexion philosophique sur le mal, nourrie notamment par Hannah Arendt. [...]
Plus qu’une romancière, elle transmet le goût de la littérature et de la réflexion critique."
🔶 Morceaux choisis:
L’été où Mylena a disparu, 2024
👉 Pourquoi j’ai choisi ce texte ?
💠 "L’été où Mylena a disparu : échos du passé, les racines du silence. L’été où Mylena a disparu de Laure Barachin est un roman où se mêlent mémoire, littérature, guerre et amitié. L’ouvrage explore la disparition de deux jeunes filles à vingt‑quatre ans d’intervalle, Mylena en 1998 et Maryna en 2022, en tissant un lien entre passé et présent. Stéphanie, magistrate passionnée de littérature, associe Mylena à La Chute de Camus, dont elle relit la dernière phrase :
« Ô jeune fille, que ne t’ai‑je retenue quand il était encore temps… ».
Ce texte, qui avait marqué leur jeunesse, devient un miroir de sa propre culpabilité et de ses souvenirs.
💠 Le roman est aussi l’histoire d’Olena, professeure d’Histoire à Kiev, réfugiée à Montauban après l’invasion russe. Elle y cherche sa fille Maryna et trouve refuge chez Marianne. Avec Stéphanie et Katia, une scénariste franco‑russe devenue hôtesse de caisse, elles fondent un cercle de lecture : « Les Amoureux de la littérature ». Leur conviction commune est résumée par une phrase centrale : « Il est capital de parvenir à trouver les mots […] parce que, quand on ne les a plus, ne demeure que la violence. »
💠 Le groupe de lecture devient un espace où les femmes cherchent des solutions dans les livres : Vie et Destin, Guerre et Paix, Camus.
💠 Enfin, Stéphanie retrouve le désir d’écrire : « Elle voyait juste Mylena revivre sous sa plume. » Le roman devient ainsi une méditation sur la mémoire, la transmission, l’amitié et la puissance salvatrice des mots."
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